L'indépendance
Les
premières révoltes massives contre l'administration
française sont dues à la construction de la
ligne de chemin de fer Congo-Océan. Les conditions
de vie et de travail sont telles que 20.000 à 30.000
hommes trouvent la mort. Si l'esclavage est officiellement
aboli, cette forme de travail forcé en reprend de nombreux
aspects... Né aux Antilles au début du siècle,
le Mouvement National Africain gagne peu à peu l'Afrique.
En 1919, une sous-section de la Ligue des Droits de l'Homme
est créée à Libreville. Son action à
la suite du meurtre d'un gabonais par un administrateur colonial
entraîne l'arrestation de l'un de ses leaders, Léon
MBa, et son exil vers l'Oubangui-Chari.
A l'issue
d'affrontements entre partisans du régime de Vichy
et partisans du général de Gaulle, le Gabon
se rallie à la France libre en 1941. Le Gabon devient
en 1946 un territoire français d'outre-mer doté
d'un conseil administratif et représenté au
Parlement français avec la liberté d'évoluer
vers une assimilation totale avec la France ou vers une quasi-indépendance.
L'égalité des droits et des devoirs avec la
métropole est en théorie assurée mais
le droit de vote n'est pas accordé aux nouveaux citoyens
français.

L' Indépendance
est proclamée deux ans plus tard, le 17 août
1960. Le Gabon est admis à l'ONU un mois après.
Léon MBa est élu Président de la République
en 1961. Un coup d'Etat en 1964 échoue grâce
à l'intervention de la France. Léon MBa est
réélu en 1967 avec un colistier, M. Bongo, mais
décède quelques mois plus tard à Paris.
Son vice-président, Albert Bernard Bongo, lui succède
constitutionnellement.
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