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Historique

Préhistoire et peuplement
L'histoire du Gabon avant l'arrivée des européens au XVème siècle reste aujourd'hui encore très largement méconnue. Sur les cartes, son territoire demeura longtemps vierge... La découverte de pierres taillées, de pointes de lances et de restes de poterie datant du paléolithique le long de la vallée de l'Ogooué (en particulier sur le site de la Lopé) permet d'attester d'une occupation très ancienne. Mais l'identification de ces premiers habitants est aujourd'hui impossible, le climat et l'acidité du sol ayant détruit tous les ossements humains.

 

 

 

 

 

La colonisation
La venue des européens au Gabon commence avec la découverte par les navigateurs portugais le jour de la Saint Thomas en 1471 d'une île du Golfe de Guinée qu'ils baptisent São Tomé (Saint Thomas en portugais). De là, ils partent en reconnaissance vers le rivage qui leur fait face et découvre en 1472 l'estuaire du Gabon et le fleuve qui y débouche, le Rio de Gabão.

L'origine du mot Gabon est controversée. L'hypothèse la plus répandue veut que les navigateurs portugais aient baptisé gabão l'estuaire du fleuve en raison de sa ressemblance avec un caban de marin (gabão en portugais). Mais il pourrait aussi s'agir de la transcription à la portugaise d'un mot local de sens inconnu.

Les portugais rencontrent les populations côtières, avec qui ils pratiquent le troc de produits manufacturés en Europe contre de l'or, du bois, de l'ivoire et bien sur des esclaves. Avec l'arrivée tout au long du XVIIIème siècle des anglais, des français, des hollandais et des espagnols, le trafic d'esclaves, qui existait déjà dans les sociétés africaines prend une ampleur considérable et continuera sous d'autres formes bien après son abolition officielle par les puissances européennes.

C'est après cette abolition que les Français s'installent de manière permanente dans le pays. En 1839, le lieutenant de vaisseau Bouët-Willaumez, qui explore la région depuis deux ans, signe un premier traité avec le roi Denis, maître de la rive gauche de l'estuaire. En échange de sa protection et de quelques marchandises, il obtient le droit de s'installer sur les terres du roi. Les années suivantes, il signe des traités similaires avec les autres rois, jetant les bases de la création d'une colonie française au Gabon.

En 1849, des esclaves libérés par les troupes françaises d'un navire qui les emmenait en Amérique, sont débarqués sur la côte gabonaise et fondent Libreville, à proximité des installations françaises. La ville se développe peu à peu, absorbant l'arrivée de tribus voisines et intégrant les villages périphériques.

Progressivement, des explorateurs, des officiers de marine, des commerçants, des savants et des missionnaires entreprennent l'exploration du pays. Citons parmi eux Paul Belloni du Chaillu, qui explore l'ouest du pays, gravit les pentes du massif qui porte aujourd'hui son nom; Pierre Savorgnan de Brazza, qui reconnaît les sources de l'Ogooué, fonde Franceville et fait du Gabon un véritable pays.

Après la guerre avec l'Allemagne, la France envisage en 1871 d'échanger avec la Grande-Bretagne le Gabon contre la Gambie. Sous la pression de Monseigneur Bessieux, premier évêque du Gabon depuis 1848, la France abandonne cette idée et prend conscience des richesses offertes par le pays. Le Gabon est rattaché au Congo français en 1891. Libreville en devient la capitale mais Brazzaville la supplante dès 1904 avec l'intégration du Gabon, du Congo, de l'Oubangui-Chari (actuelle Centrafrique) et du Tchad. Ce nouvel ensemble devient en 1910 la Fédération de l'Afrique Equatoriale Française, administrée par un gouverneur général résidant à Brazzaville. Libreville n'est alors plus que le chef lieu du territoire gabonais, pénalisant ainsi son développement économique.

Un poste de la côte, au milieu du XIXe siècle
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